Accueil » Qu’est-ce que l’autisme ?

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme est un trouble neuro développemental

Les personnes TSA se distinguent par une façon différente de traiter l’information et de lui donner un sens. Elles observent le monde d’une autre façon. C’est précisément parce qu’elles observent et interprètent le monde différemment, qu’elles se comportent aussi différemment.

 

Les critères de diagnostic : LA DYADE

  • Déficit dans la communication et les interactions sociales
  • Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou des activités

Ces caractéristiques apparaissent dès la petite enfance, sous différentes combinaisons et se manifestent pleinement lorsque les demandes sociales dépassent les capacités. Les personnes autistes se développent très différemment  les unes des autres,  dans leur fonctionnement et leurs compétences.

A ces critères peuvent s’associer divers troubles ou pathologies (déficience intellectuelle, syndromes, troubles du sommeil ou de l’alimentation, épilepsie…), chaque personne a des spécificités cognitives et un profil sensoriel qui lui est propre.

 


Les chiffres de l’autisme * :

 

Entre autres caractéristiques des particularités cognitives des personnes TSA  :

  • La “cohérence centrale” : les personnes autistes ont davantage tendance à voir le monde de façon fragmentée. Elles établissent moins vite, voire pas du tout, une cohérence dans ce qu’elles observent. En raison du manque de cohérence centrale, elles perçoivent le monde comme un chaos. Ces personnes cherchent la sécurité dans des actes répétitifs et sont en quête de routines et de structures si ces compétences ne sont pas enseignées.
  •  

  • Les “fonctions exécutives” : les fonctions exécutives ou les fonctions de contrôle sont des mécanismes de pensée cruciaux pour la planification des actions et la résolution adéquate d’un problème. La capacité à planifier étape par étape, le contrôle des impulsions, l’inhibition des réponses erronées, l’adaptation de stratégies, la faculté de pouvoir chercher des solutions de manière organisée et le contrôle de soi sont difficiles à acquérir spontanément par les personnes TSA mais peuvent être enseignées.
  • La “théorie de l’esprit” : les états mentaux (ce que pense une personne) ne sont pas directement observables, mais doivent être déduits. Il s’agit de la capacité à imputer des états mentaux – tels que les intentions, les souhaits, les conceptions, les connaissances, etc. – à sa propre personne et à autrui. Cette compétence sociale est difficilement acquise spontanément par les personnes autistes et TSA mais elle peut être enseignée et développée.

 

La dyade de l’autisme

  • Les relations sociales

Les relations sociales des personnes autistes sont affectées par différentes caractéristiques cognitives et sensorielles.  Certaines personnes prennent peu d’initiative pour établir un contact, mais se laissent néanmoins approcher. D’autres au contraire sont très actives socialement, mais leurs relations avec autrui peuvent être qualifiées « d’étranges ».

**

  • La communication

La difficulté majeure des personnes autistes n’est pas l’absence de parole, de langage verbal mais un développement difficile de la communication. Elles peuvent utiliser le verbal sans comprendre le sens et s’attachent plus facilement au concret.  Le cerveau d’une personne TSA traite les informations de manière différente, le langage « visuel » est alors plus facile à comprendre. La personne traitera une information visuelle avant une information verbale.

**

  • Comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs

Chez certaines personnes autistes, on constate que les intérêts peuvent être peu nombreux mais très développés. On remarque souvent des activités ou des comportements répétitifs (aligner les objets ou les faire tournoyer, secouer, etc), des mouvements inhabituels du corps (balancement, torsion ou battements de mains, etc). Les activités répétitives ont un effet rassurant en raison de leur caractère familier. Les changements peuvent entrainer une détresse importante accompagnée de réactions émotionnelles souvent subites et démesurées.

    **

  • L’imagination et le jeu

Pour pouvoir jouer « normalement », il faut être apte à communiquer et à comprendre la majeure partie des règles abstraites du comportement social. C’est précisément dans le comportement de jeu que l’on peut observer le spectre complet des troubles autistiques. Certains enfants autistes montrent peu d’intérêt pour le jeu au contraire d’autres jouent un rôle dont ils ont du mal à se défaire.

**

 

*** Kamran NAZEER, un homme présentant de l’autisme sans déficience intellectuelle, recherche l’explication des comportements particuliers dans les difficultés du langage. « Le monde tel que nous l’expérimentons est un lieu très embrouillé et confus »… « C’est la raison pour laquelle les personnes avec autisme présentent un comportement stéréotypé pour ordonner le monde. Ça les calme et leur donne un sentiment de sécurité ».

Temple GRANDIN, qui est atteinte du Syndrome d’Asperger (Haut Niveau), écrit « Je pense en image. Pour moi, les mots sont comme une seconde langue. Je traduis tous les mots, dits ou écrits, en films colorés et sonorisé ; ils défilent dans ma tête comme des cassettes vidéo. Lorsque quelqu’un me parle, ses paroles se transforment immédiatement en images ».

Les approches recommandées HAS et ANESM permettent d’augmenter les capacités et compétences des personnes TSA dans tous les domaines cognitifs.

 

* : https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2018/04/dossier_de_presse_-_stategie_nationale_pour_lautisme_-_vendredi_6_avril_2018_2.pdf
** :http://www.susa.be/images/pdf/susa_autisme.pdf
*** : PYRAMID OF LEARNING William & Schellenberger

© 2013 - 2018 - Textes et images propriété de EDI Formation - Copyright 2018 Edi Formation - Tous droits réservés

Scroll to top