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Qu’est ce que l’autisme

La prévalence des troubles du spectre de l’autisme

Pour l’ensemble du spectre de l’autisme, plusieurs études récentes, indépendantes les unes des autres, font état d’environ 60 cas sur 10.000, soit 1 personne sur 166. Ce dernier chiffre semble être, pour le moment, le compromis accepté.

LA DYADE (dans les prochaines Classifications la communication et les relations sociales formant un seul axe)

Ces caractéristiques peuvent apparaître sous différentes combinaisons et avec une intensité variable. Par conséquent, les personnes avec autisme sont très différentes les unes des autres. Les TSA, troubles du spectre de l’autisme sont des troubles du développement.

Les relations sociales

Deux personnes porteuses d’autisme ne sont jamais semblables. Certaines sont indifférentes aux personnes qui les entourent et sont donc souvent isolées. D’autres prennent peu d’initiative pour établir un contact, mais se laissent néanmoins approcher. D’autres encore sont, au contraire, très actives socialement, mais leur relation avec autrui est qualifiée d’étrange.

Ces difficultés se manifestent dès le plus jeune âge. Dès le berceau, certains enfants présentant de l’autisme éprouvent déjà des difficultés à établir le contact visuel. Ils ne tendent pas leurs bras vers leurs parents pour être pris aux bras et se raidissent quand ceux-ci le font. D’autres sont des bébés « faciles » et peuvent rester des heures couchés dans leur lit à regarder la lumière danser sur le plafond, sans signifier leurs besoins ou attentes.
Un manque de réciprocité dans la relation sociale semble être l’élément clé du problème. Certains enfants « utiliseront » plutôt les adultes en guidant leur main vers l’objet qu’ils souhaitent avoir, ce qui donnent aux parents l’impression d’être des « outils » au service de leur enfant.

La communication

Le problème majeur des personnes avec autisme n’est pas l’absence de parole, de langage verbal, mais un développement difficile de la communication. Elles peuvent posséder les mots, mais les utiliser sans en comprendre le sens.

De nombreux enfants avec autisme restent attachés au niveau de la perception : la signification sous-jacente est difficile à trouver. Les mots dans le langage verbal sont abstraits (la signification ne se trouve pas dans la perception), on ne les voit pas et ils disparaissent une fois prononcés.

Temple Grandin, une adulte d’un haut niveau intellectuel et présentant de l’autisme, expliquait qu’elle comprenait pour la première fois ce que les mots signifiaient quand elle les voyait imprimés. Avant cela, elle pensait qu’il s’agissait simplement de sons parmi d’autres.

Le langage visuel est beaucoup plus facile à comprendre pour les personnes présentant de l’autisme, qui sont souvent des penseurs visuels. Il convient toutefois de regarder ce que cache la perception, car une image en deux dimensions diffère de l’objet réel en trois dimensions. Mieux vaut donc utiliser l’objet réel pour communiquer quelque chose à ceux qui ont une forme de pensée très concrète.

L’imagination

L’autisme et le jeu

Les enfants avec autisme ne jouent pas comme les autres enfants. Certains d’entre eux n’ont aucune fantaisie ou imagination et d’autres, par contre, jouent un rôle (un prince, par exemple) dont ils ont du mal à se défaire. De nombreuses variations prennent place entre ces deux extrêmes.

C’est précisément dans le comportement de jeu que l’on peut observer le spectre complet des problèmes autistiques. Les personnes avec autisme ont une capacité d’imagination différente et elles ont des difficultés à donner du sens. Pour pouvoir jouer normalement avec d’autres enfants, il faut être apte à communiquer et à comprendre la majeure partie des règles abstraites du comportement social. L’imagination aide à jouer en imitant la réalité. Jouer avec d’autres enfants est bien plus difficile que jouer seul.

Les personnes atteintes d’autisme éprouvent des difficultés à aller au-delà de la communication, du comportement social et de la symbolique qu’elles observent. Elles ne peuvent pas en comprendre la signification profonde. On pourrait donc dire que leur problème concerne surtout l’imagination. Lors d’un jeu symbolique, il convient de dépasser la signification littérale. Par exemple, un cube devient une voiture. Alors qu’un bal costumé peut être une fête pour les enfants sans difficulté, il n’en va pas de même pour les enfants avec autisme, cela n’a même aucun sens pour eux. Certains enfants avec autisme jouent, mais avec des jeux bien plus évidents pour eux, comme les Lego Technics. Le plan de construction leur offre un point d’appui. D’autres enfants peuvent passer des heures à lire sagement des livres sur les planètes ou les dinosaures. C’est ce que l’on appelle des intérêts stéréotypés, mais à un niveau supérieur.

Comprendre l’Autisme

Le point de départ de toute intervention est d’essayer de comprendre le comportement de l’intérieur. La littérature scientifique est conséquente à ce sujet, mais la plupart des informations nouvelles et importantes viennent des personnes avec autisme, n’ayant pas de déficience intellectuelle.

Temple GRANDIN, qui est atteinte du Syndrome d’Asperger (Haut Niveau), écrit « Je pense en image. Pour moi, les mots sont comme une seconde langue. Je traduis tous les mots, dits ou écrits, en films colorés et sonorisé ; ils défilent dans ma tête comme des cassettes vidéo. Lorsque quelqu’un me parle, ses paroles se transforment immédiatement en images ».

Kamran NAZEER, un homme présentant de l’autisme sans déficience intellectuelle, recherche l’explication des comportements particuliers dans les difficultés du langage. « Le monde tel que nous l’expérimentons est un lieu très embrouillé et confus »… « C’est la raison pour laquelle les personnes avec autisme présentent un comportement stéréotypé pour ordonner le monde. Ça les calme et leur donne un sentiment de sécurité ».

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